“AEVIS Victoria” 2019-06-07T10:37:17+01:00

Résumé de la conférence de Monsieur Antoine Hubert
Administrateur délégué d’AEVIS VICTORIA SA
A LA TRIBUNE MCEI, au restaurant LOTI de LA RESERVE
Genève, le 10 novembre 2016

AEVIS Victoria

Autodidacte, Antoine Hubert a commencé sa carrière dans les télécoms avec la vente de Natels en Valais, puis dans l’ameublement et l’immobilier. Aujourd’hui, il dirige le second plus grand groupe de cliniques privées du pays. Son arrivée dans le secteur de la santé est la conséquence d’une acquisition immobilière. Le Credit Suisse lui propose de reprendre la Clinique de Genolier. En novembre 2002 il la rachète avec Michael Schroeder et Jaime Rosell.$

Plusieurs cliniques en sa possession

L’année suivante, la Banque Cantonale de Genève lui offre de racheter la clinique lausannoise de Montchoisi. Avec ses deux associés, il relève le défi. Puis vont suivre durant l’été 2005 les cliniques fribourgeoises Garcia et Sainte-Anne et la Clinique Valmont à Montreux en décembre 2005. En 2010, Antoine Hubert subit une tentative de putsch, mais il parvient à conserver le groupe. En 2011, il s’allie avec l’entrepreneur français Michel Reybier pour lancer une offre publique d’acquisition sur les actions de Genolier Swiss Medical Network. L’OPA est un succès et la structure, qui désormais intègre aussi le pôle immobilier, est renommée Aevis Holding.

Aujourd’hui les principales participations d’Aevis sont Swiss Medical Network, le 2e groupe d’hôpitaux privés en Suisse avec 16 établissements ; Victoria-Jungfrau Collection, une chaîne hôtelière exploitant quatre palaces en Suisse ; un segment immobilier comprenant 41 immeubles médicaux et des hôtels ; Medgate, le leader dans le domaine de la télémédecine en Suisse et enfin Nescens, une marque dédiée à la prévention et au vieillissement dans les meilleures conditions possible. Antoine Hubert n’entend pas en rester là car le marché nécessite un renforcement des forces du secteur pour mieux négocier avec les assurances et les pouvoirs publics. À terme, il souhaite être présent dans 15 à 17 cantons avec 20 à 30 cliniques.

Le groupe vient d’ailleurs d’acquérir la clinique Générale Beaulieu à Genève. Le domaine de la santé en Suisse est atomisé en 26 marchés différents, avec ses particularités, ses prix et il n’y a pas d’acteur national capable de fédérer les forces. Antoine Hubert est convaincu que le privé sait faire moins cher que le public. Pour avoir une vue générale, il faut investir dans différents segments qui sont complémentaires. Cela permet de tirer des enseignements utiles pour tous.

Avancées technologiques dans les hôpitaux

Une révolution numérique est en cours dans le secteur de la santé. L’idée est d’améliorer l’expérience des patients, des médecins et des hôpitaux. Mais il est difficile de digitaliser une industrie basée sur l’être humain. Il faut impliquer les acteurs dans le processus pour adopter des solutions qui correspondent à leurs besoins. Aevis a supprimé les bureaux personnels au profit d’une structure nomade et les archives sont désormais numériques. Le papier a quasiment disparu. La société utilise des iPad pour la facturation et les prestations. La numérisation permet de redonner la priorité aux contacts humains sans perdre de temps avec l’administratif. La télémédecine consent d’avoir une vision globale au niveau du pays, alors qu’actuellement la tarification varie selon les situations. Il faudrait un tarif forfaitaire unique pour inciter les acteurs à réduire leurs coûts. La facturation à la minute actuellement en vigueur avec Tarmed incite à accroître la durée des interventions. Certains prix ont déjà baissé, notamment pour les soins dentaires ou l’ophtalmologie, mais il reste encore beaucoup de travail. Ces prochaines années, des révolutions technologiques vont permettre de faire baisser les coûts.

Résumé Luigino Canal