Grand Genève, une région en marche 2019-06-07T09:44:12+01:00

Résumé de la conférence de Monsieur François Longchamp
Président du Conseil d’Etat – Genève
Forum de l’Hôtel Crowne Plaza, Tribune du MCEI
Genève le 2 novembre 2017

Grand Genève, une région en marche

Au sein de la Suisse, Genève est un canton particulier au niveau de ses frontières. Lors de son rattachement à la Confédération, c’était une enclave au sein du territoire français avant que la commune de Collex-Bossy ne soit rattachée à Genève et ainsi permettre au canton d’avoir une frontière avec le reste du pays, via le canton de Vaud.

Aujourd’hui, Genève n’a pas de frontières naturelles avec la France, la limite se situe parfois au milieu d’un champ. On n’observe pas non plus une unité économique, c’est pourquoi il faut raisonner en terme d’agglomération, avec une cohérence géographique et fonctionnelle qui englobe le bassin de vie et d’emplois Né de démarches transfrontalières engagées en 1973, le Grand Genève est un projet d’agglomération transfrontalière composée de quatre entités situées en Suisse et en France.

Projet

Le 1er projet franco-valdo-genevois, qui ne s’appelait pas encore Grand Genève, a été signé le 5 décembre 2007 à Genève. L’opération initiée par la Confédération permettait aux cantons et à leurs partenaires de recevoir des financements pour faciliter les transports au sein de l’agglomération.

Aujourd’hui le Grand Genève réunit le canton de Genève et le district de Nyon, une partie des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Soit une superficie de 2000 km2, avec 212 communes et près d’un million d’habitants. Un vaste territoire orienté vers Genève qui est le centre d’intérêts commun, en terme d’emplois, de transports (aéroport) et de loisirs.

La zone d’influence est très large, elle va jusqu’à Rolle, voir Bursins, et englobe des communes rurales ou urbaines. Si elle appartenait à la Suisse, Annemasse serait la troisième plus grande ville romande.

Depuis 2007, la Confédération a décidé de penser en terme d’agglomération pour subventionner le développement des infrastructures qui permettent à une région de prospérer.

La naissance des zones

Diverses zones sont ainsi nées en Suisse, dont celle du Grand Genève. Le processus est complexe à mettre en œuvre car il touche deux cantons et deux pays. Mais le succès est au rendez-vous puisque en 2007, puis en 2012, ce sont respectivement 186 et 204 millions de francs que la Confédération a attribué au Grand Genève pour son développement. Cela permet de financer notamment l’extension des transports publics avec le prolongement des lignes de trams. La construction de la ligne ferroviaire CEVA, qui relie Cornavin à Annemasse, est aussi largement financée par la Confédération. Elle sera opérationnelle dans les délais (décembre 2019) et respectera le budget prévu (1,9 milliard). Le CEVA va changer la dimension de la région car ce sont 50 000 personnes qui vont pouvoir éviter de prendre leur voiture.

Prochaine étape

La prochaine étape sera l’élargissement de l’autoroute de contournement pour mieux desservir l’aéroport. Ce chantier est prévu pour 2021. La collaboration porte sur de nombreux aspects, comme l’aménagement, l’environnement et la fiscalité. Ainsi, en 1973, Berne et Paris ont signé un accord international pour que 3,5% des salaires bruts des frontaliers soient reversés aux communes françaises concernées. En 2016, Genève a ainsi versé 281 millions pour 80 000 frontaliers. Ces dix dernières années, le Grand Genève a été la région la plus dynamique de Suisse. Elle produit énormément de richesses industrielles et donc des emplois.

Résumé Luigino Canal