Les mesures pour améliorer la circulation à Genève

Monsieur Luc Barthassat 
Conseiller d’Etat genevois 
Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture
Forum de Palexpo, Tribune du MCEI Genève le 14 mars 2017

Tout ce qui touche au trafic et à la circulation à Genève nous occupe beaucoup. J’ai passé dix ans à Berne à la commission des transports ce qui m’a permis de constituer un bon réseau. C’est donc un département qui m’intéresse à Genève. Ce n’est pas le plus facile mais cela me permet d’aller sur le terrain. Tout a débuté avec le fameux chantier du CEVA et son budget de 1,6 milliard.

J’ai nommé un comité pour observer comment les choses se déroulaient et en informer le Grand Conseil. Cela nous a permis de mettre en place des mesures pour éviter de trop gros dérapages financiers. L’inquiétude aujourd’hui concerne les recours de riverains sur la construction des dalles flottantes pour les tunnels. Une suspension des travaux nous ferait perdre entre 1 et 3 ans, ce qui serait désastreux. Nous tentons de discuter avec ces personnes pour satisfaire leurs demandes au mieux du possible.

La polémique concerne aussi l’agrandissement de la gare de Cornavin. C’est finalement la version souterraine qui a été choisie, pour un coût de 1,6 milliard. Les accords sont signés avec la Confédération et les CFF.

Au niveau des routes, 2,5 milliards sont prévus pour l’élargissement de l’autoroute de contournement de Genève. La route des Nations est prévue pour ces prochaines années et diverses autres routes pour des dizaines de millions sont planifiées dans plusieurs communes. Je rencontre tous les 3 mois les responsables de l’office fédéral des routes à Berne pour discuter des ces projets. Une liaison par câbles est aussi à l’étude, un tracé de 11 km qui aboutirait à l’aéroport, pour un coût total de 100 millions.

Globalement les sommes investies au bout du lac sont donc énormes. Je discute avec les communes pour trouver les meilleures solutions et les financements. A Genève il y a une guerre des transports, la ville est ses accès sont saturés aux heures de pointes.

Il faut agir par cercles : le centre, l’hypercentre et la périphérie. Un groupe de travail qui réunit toutes les sensibilités est en train de finaliser une nouvelle loi sur la mobilité. Un projet de la Fondation des parkings concerne le parking des Alpes qui est obsolète.La gestion des feux, dont 40% dates des années 70, pose aussi problème. Il faut les changer rapidement. L’idée est de crée une centrale du trafic qui regroupe dans un même lieu tous les acteurs : pompiers, ambulances, police, transport publics et taxis. Nous avons mis en place des zones vertes, simplement en réglant les feux.L’instauration de feux clignotants la nuit a aussi amélioré les choses.

Cette stratégie va se poursuivre sur plusieurs axes importants. Le projet de vélo en libre service est pour l’instant bloqué par un recours, mais l’objectif est qu’il ne coute rien à l’Etat. En revanche, des voitures en libre service sont disponibles. A Genève seulement 41% des habitants possèdent une voiture, le problème c’est que de nombreux véhicules viennent de l’extérieur. Une étude est en cours pour éviter qu’un flot de voitures arrive jusqu’au centre la journée. Des bus électriques sont aussi en phase de développement avec un partenariat public-privé.

2018-06-04T10:15:07+02:00