Les réseaux sociaux

Résumé de la conférence de Monsieur Fabrice Perrin
Responsable Marketing de Blue Infinity
Forum de l’Hôtel Crowne Plaza, Tribune du MCEI
Genève le 19 janvier 2012

Twitter, Foursquare, Google +, les réseaux sociaux sur Internet se multiplient. Facebook a été lancé en septembre 2006 par Mark Zuckerberg. Le nom du site s’inspire des albums photo ( » trombinoscopes »ou « facebooks » en anglais) regroupant les photos prises de tous les élèves au cours de l’année scolaire et distribuées aux étudiants. Depuis sa création, le paysage digital s’est complètement modifié. Aujourd’hui, on compte plus de 800 millions d’utilisateurs de Facebook dans le monde. Beaucoup d’entreprises comme Red Bull ou Coca Cola se servent des réseaux sociaux pour faire leur promotion ou leur publicité. Ainsi, Red Bull a créé un accès, facile et formaté, pour tous ces clients potentiels de la marque. Mais en aucun cas Red Bull ne communique avec ses fans. La société diffuse simplement de l’information. On est très loin ici du mythe de la marque en contact direct avec ses clients.

Mais l’utilisation des réseaux sociaux est à double tranchant. Vous pouvez diffuser très vite mondialement (« faire le buzz ») une image positive mais aussi des situations négatives.

Le succès de ces réseaux s’explique notamment par la facilité de partager ses expériences avec ses amis. Ils simplifient la mise en ligne et le partage des images.
Il y a déjà plus de 100 milliards de photos stockées. Dix pourcent des images prises dans le monde se retrouveraient sur Facebook. Trois leviers principaux ont probablement été décisifs dans le développement des réseaux sociaux : la gestion digitale de son réseau réel, la gestion de ses propres contenus numériques et enfin un accès à des contenus intéressants, souvent fournis par les marques. Et on doit pouvoir aussi ajouter les jeux en ligne.

Mais les choses sont en train de changer. Prenons Apple, par exemple. C’est une marque très aimée par ses clients et ceux-ci lui sont fidèles. Apple n’a pas de fan page sur Facebook, ni sur Twitter. En plus ses appareils ne sont pas forcément les meilleurs, ni les moins chers. Mais Apple propose des produits qui permettent aux utilisateurs de gérer leurs photos, leurs vidéos, leur carnet

d’adresses, leurs e-mails, etc. En plus, les appareils sont efficaces et plutôt simples à l’usage. Bref, Apple facilite la vie de ses clients et leurs donnent aussi accès à des contenus numériques, que ce soit des films, de la musique, et même des applications. Et maintenant c’est l’arrivée du « nuage », le Cloud, qui permet de sauvegarder automatiquement ses images, ses contacts, sa musique, et les rend disponibles sur tous les supports. Par exemple, j’ai deux téléphones, un professionnel et un personnel. Les deux sont automatiquement mis à jour avec les contacts, la musique et les applications que je charge sur chacun d’entre eux. Apple me permet de ne plus me préoccuper du stockage, de l’archivage et de la diffusion dans ma propre maison de mes images. Dans la même logique, Google proposent aussi des solutions qui simplifient le quotidien des clients. Ceci tant sur le plan privé que professionnel.

La valorisation de Facebook est estimée à 100 milliards de dollars. Ainsi, chaque utilisateur est valorisé à 125 dollars, ceci pour un service qui est gratuit et qui fonctionne grâce à la publicité. Le potentiel de croissance est donc désormais limité car dans les pays occidentaux on est proche de la saturation alors que les régions qui offrent des opportunités comme la Chine vont certainement rester fermées à ces réseaux.
Si on met de côté ce moteur de diffusion de l’information pour les entreprises, il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux digitaux sont une image des réseaux réels. Fréquemment, ce sont les mêmes personnes qui sont actives et qui animent ces réseaux.La bataille entre Google, Facebook et les autres acteurs du marché ne fait que commencer. Il y a 5 ans, personne ne connaissait Facebook, car il n’existait pas encore. Le futur est peut-être encore dans le cerveau d’un étudiant de l’Uni ou de Stanford. Les médias sociaux ne sont pas une mode, ils sont une évolution fondamentale dans notre manière de communiquer.

  1. Résumé Luigino Canal
2018-06-04T11:44:40+02:00