L’économie de la communauté 2019-06-07T10:40:02+01:00

Résumé de la conférence de Monsieur Pascal Meyer Fondateur et CEO de QoQa 
Forum de l’Hôtel Crowne Plaza,
Tribune du MCEI
Genève le 15 septembre 2016

L’économie de la communauté

C’est suite à un pari avec un professeur de marketing que Pascal Meyer a cofondé Qoqa en 2005. Le jeune Jurassien n’était pas d’accord avec son enseignant qui estimait qu’il était impossible de lancer une entreprise sans faire de publicité. Pour s’établir sur le marché, la start-up vaudoise a uniquement compté sur le bouche-à-oreille et sur le buzz Internet.

D’un garage à une grande organisation 

L’histoire a débuté dans un garage, avec les moyens du bord. Aujourd’hui, le site d’e-commerce recense plus de 350 000 membres, dont 90% en Suisse Romande, réalise 48 millions de chiffre d’affaires et il est rentable. Mais Qoqa c’est surtout un site communautaire qui a pour vocation de partager un bon plan avec ses amis, faire découvrir un nouveau produit ou encore aider une start-up à se lancer avec un produit innovant.

La société organise régulièrement des événements pour ses membres (l’enregistrement sur le site est gratuit) et à même commercialisé son vin, élaboré, étape par étape, par la communauté Qoqa.

A ses débuts, qoqa.ch vendait surtout les derniers gadgets ou appareils multimédia à la mode. Mais l’entreprise de Bussigny, passée de 0 à 69 employés, a considérablement élargi sa gamme. Image sympathique, produits inédits et bas prix, la plateforme de vente en ligne propose un article par jour, dès minuit. Des offres jamais vues comme des Rolex Daytona et des Tesla à 50% ou des abonnements annuels chez Swiss pour des vols illimités au départ de Genève vers 38 destination en Europe pour 300 francs. De quoi se faire une publicité gratuite grâce aux articles des médias.

Les stratégies de la société Qoqa

«Notre stratégie consiste d’abord à se faire plaisir, se marrer et à couvrir nos frais. C’est pour ça qu’on a grandi moins vite que d’autres, qui sont financés par des grands groupes. Par contre on est durable», explique son fondateur qui est toujours allé à l’encontre du marketing traditionnel. Pascal Meyer possède environ 90% des actions et Pierre Lamunière et son fils en ont environ 10%.

Pour proposer des bas prix, le site travaille le plus souvent directement avec les marques, il n’y a pas d’intermédiaires. Parfois les sociétés souhaitent se faire de la publicité car elles veulent s’associer à l’image fun et dynamique de Qoqa. L’entreprise prélève une commission sur les ventes et quelque fois elle bénéficie d’un montant fixe versé par les partenaires. Sa force réside aussi dans un service après vente irréprochable, très disponible et qui vient en aide aux acheteurs en cas de problèmes. Ces dernières années, la société a décliné le concept en ouvrant : Qwine, Qsport, Qooking, Qstyle et récemment Qids qui propose des articles destinés aux enfants. Elle a, par exemple, vendu un million de Pampers et 450 000 bouteilles de vin et alcool.

En 2008, Qoqa a lancé un site en France, mais l’aventure a tourné court à causes des tracasseries et des lourdeurs administratives françaises, notamment en matière d’embauche et de fiscalité. Pour le futur, le fondateur a envie de développer de nouvelles activités, comme créer un Qcenter, un grand espace de coworking, de conseils, avec une crèche, une salle de sport, un restaurant – le tout ouvert 24 heures sur 24. Une mini Silicon Valley sur l’arc lémanique.

Résumé Luigino Canal